Richard Milo se voit remettre le prix Jack Graney

 

L’ancien journaliste du Devoir et de la Presse canadienne qui a couvert les Expos pendant plus de 25 ans, Richard Milo, s’est vu décerné le prix Jack Garney par le Temple de la renommée du Baseball Canadien. Ce mérite est remis annuellement à un membre des médias qui contribue de façon significative par son travail, au développement du baseball au Canada.

Pour monsieur Milo il s’agit d’un grand honneur de recevoir ce prix 14 ans après avoir pris sa retraite. « Je ne m’y attendais pas du tout ! J’étais en train d’écrire à l’ordinateur et j’avais des problèmes avec celui-ci quand j’ai reçu l’appel de Scott Crawford, directeur du Temple de la renommée. Je ne savais pas quoi dire, tellement que Scott Crawford m’a demandé si j’allais bien. »

À l’annonce de ce prix, un immense sentiment de fierté l’envahie. « C’est un grand honneur pour moi d’autant plus que les Expos ont quitté en 2004. Ça veut dire qu’on ne m’a pas oublié, et qu’on se souvient que j’ai couvert les activités des Expos pendant 25 ans. »

 

Une carrière bien remplie

Malgré les années qui sont passées, la mémoire de Richard Milo quant à sa carrière journalistique est impressionnante et des anecdotes il en a à la tonne. Son premier match au stade olympique, c’était en 1978, alors qu’il était journaliste pour le Devoir. En 1985, il est passé à la Presse canadienne où il a continué de suivre les Expos tant au Stade que sur la route.

Des événements marquants dans sa carrière, Richard en a eu plusieurs, mais bien entendu, les principaux sont les deux matchs parfaits auxquels il a assisté en direct de la galerie de presse. « Je suis chanceux parce qu’il y a seulement eu une vingtaine de matchs parfaits dans l’histoire du baseball et j’en ai couvert deux. »

Le premier a été celui de Denis Martinez en 1991 à Los Angels. « Quand j’ai vu Denis Martinez en huitième manche, je me suis dit ben non, c’est impossible, il n’y aura pas de match parfait. Je n’étais pas préparé pour écrire mon lead de partie. Je ne pouvais pas croire que ça allait être un match parfait. Puis finalement, il a continué à retirer les frappeurs et tout allait bien. Rendu en neuvième manche, je n’y croyais toujours pas, mais finalement il l’a fait, il a réussi ! »

Le deuxième qu’il a couvert est celui de David Kone en 1999 contre les Expos au Yankee Stadium. « Là, j’étais prêt ! Cette fois-là, je me suis dit oui c’est possible. Dès la septième manche j’étais préparé et je n’ai pas été pris au dépourvu. »   

Couvrir une équipe du baseball majeur pendant si longtemps veut aussi dire être appelé à voyager aux quatre coins des États-Unis. Parmi toutes les villes qu’il a visitées, selon lui, la plus belle ville de baseball est New York. « J’ai toujours constaté qu’à New York les gens suivent le baseball et qu’ils connaissent ça. Souvent après les matchs nous allions prendre une bière et parler avec les gens et ils avaient toujours de bonnes informations et de bonnes réflexions sur le baseball. »

Le vieux Yankee Stadium est aussi le stade qui l’a le plus marqué dans sa carrière. « Ce stade m’a tellement impressionné ! En plus c’était particulier puisque les vestiaires étaient très difficiles à trouver, donc ils avaient installé une ligne de tape blanche sur le béton un peu partout à travers le stade. Lorsqu’on suivait cette ligne, ça nous menait directement aux vestiaires. »  Des anecdotes comme celle-là, Richard en a des centaines, la preuve qu’il a eu une carrière bien remplie.

 

Un voltigeur de talent

Avant d’être journaliste, Richard Milo a lui-même joué au baseball pendant plusieurs années. En 1975, il a même fait partie de l’équipe canadienne qui a pris part à la Coupe intercontinentale qui avait lieu à Moncton et à Montréal. « J’étais un voltigeur de centre et quand j’étais jeune j’étais très rapide, je couvrais beaucoup de terrain. »

Richard Milo aura fortement contribué à faire rayonner le baseball québécois dans sa carrière. Sa nomination au prix Jack Graney en est la meilleure preuve.

 

Source: Sophy-Anne Brière, Coordonnatrice aux communications