Le terrain du Stade Canac se couvre de vert

Photo ci-dessus : La pose de la surface synthétique au Stade Canac va bon train. Dernière étape majeure de la vaste cure de jouvence lancée au stade du parc Victoria à l'automne, cette nouvelle surface permettra de maximiser l'utilisation des infrastructures. (Photo : Le Soleil, Erick Labbé)

Revue de presse - Jean-Nicolas Patoine, Le Soleil, le 17 mai 2017

 

(Québec) Comme les arbres, le terrain du Stade Canac prend enfin des couleurs! Des travailleurs ont commencé cette semaine à étendre la surface synthétique qui couvrira désormais l'espace de jeu des Capitales.

 

Le Soleil et le soleil étaient sur place, mardi, lorsque des jeunes joueurs en sports-études des Canonniers de Québec ont eu la chance de capter les premiers roulants sur la nouvelle surface. Mais c'est leur directeur Jean-Philippe Roy, aussi entraîneur-adjoint chez les Capitales, qui jubilait comme un gamin en arpentant cette étendue verdoyante, concentrée au champ centre à ce moment.

 

«On a hâte de voir ça, un samedi matin, quand il y aura 200 jeunes qui vont jouer un peu partout sur le terrain. C'est là qu'on va vraiment réaliser pourquoi on a fait tout ça», a lancé Roy, après avoir frappé des balles vers ses joueurs.

 

La pose de cette surface est la dernière étape majeure de la vaste cure de jouvence lancée l'automne dernier au stade du parc Victoria. Des travaux évalués à 4,1 millions $ qui permettront aussi l'ajout d'un dôme de 80 pieds pour rendre le terrain accessible l'hiver.

 

Une petite bosse pouvant causer de gros problèmes, il a d'abord fallu niveler le mélange de gravier et de terre battue placé sur le terrain. Le tout grâce à un système au laser. Une membrane de polypropylène - dont la texture rappelle un tapis de jeu pour enfants - est aussi placée sous le faux gazon, un incontournable pour diminuer les risques de blessures et de commotions cérébrales.

 

Principale différence avec les surfaces synthétiques habituelles, il n'y aura pas de granulats de caoutchouc sur le terrain du Stade Canac, mais plutôt un sable très fin permettant d'absorber l'humidité et de contrôler la hauteur des bonds de la balle. Pour des raisons environnementales et de santé, «on essaie de se tenir loin des granulats de caoutchouc», explique Frédéric Vachon, président du fabricant québécois de cette surface, Nexxfield, aussi derrière les «tapis» utilisés au Stade olympique par les Blue Jays, l'Impact et les Alouettes, lors de leurs visites occasionnelles.

 

La décision de dire adieu au gazon naturel n'a pas été crève-coeur, assure le président des Capitales, Michel Laplante. «Non, mais avant, il fallait être convaincu», souligne l'homme de baseball.

 

Le gazon naturel coûtait trop cher à entretenir pour le nombre d'heures d'utilisation, a expliqué Laplante, mardi. Le look y était, mais pas la qualité. Selon l'ancien lanceur, les surfaces gazonnées dans les grandes installations sont en voie d'extinction, au nord de la frontière.

 

Deux espaces tout de sable «survivront» : le monticule et la zone du marbre. Le tour des buts et la piste d'avertissement seront en synthétique, mais d'une couleur rappelant celle de l'ocre.

 

L'échéancier des travaux est respecté, assure le contremaître du chantier, Philippe Marcoux, de l'entreprise NMP Golf Construction. Et tout indique que le terrain du stade Canac sera fin prêt pour le match inaugural des Capitales, le 1er juin. «On est dans les temps... sous haute pression», a rigolé Frédéric Vachon.

 

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.