Marc Griffin au mur de la renommée de Baseball Québec

 

Revue de presse - Carl Tardif, Le Soleil, 18 juin 2018

D’abord comme joueur, puis à titre de commentateur, Marc Griffin a laissé son empreinte sur le baseball québécois et canadien. Il fait désormais partie de la petite histoire, puisqu’une place à son nom se retrouve sur le mur du Temple de la renommée du baseball québécois, au Stade Canac de Québec.

Griffin, Michel Landry (Abitibi) et John Elias (Montréal) ont eu droit au dévoilement de leur plaque et à la remise de leur bague, samedi, avant le match des Capitales.

«On ne fait pas cela pour ça, mais à quelque part, je suis fier d’avoir apporté ma contribution au baseball. Je pense avoir été un bon ambassadeur. Quand les Dodgers m’avaient échangé en 1991, ils m’ont dit que j’avais représenté dignement l’organisation et j’ai trouvé cela flatteur. J’ai toujours essayé de me comporter ainsi, et je tente d’avoir cette même rigueur à la télévision et dans les projets sur lesquels je travaille», soulignait-il.

Griffin est originaire de Sainte-Foy, où il a grandi en compagnie de trois frères aussi maniaques de baseball que lui et de son ami de toujours, Stéphan Bédard, qui partageait sa passion pour ce sport.

En 1988, Griffin a signé un premier contrat professionnel avec les Dodgers. Il y a passé trois saisons avant d’être échangé aux Expos, où il a atteint le niveau AA à Harrisburg. Il a notamment joué avec Cliff Floyd et Rondell White, deux anciens Expos.

«Je suis content d’avoir réussi à percer à une époque où le développement n’était pas comme il l’est, aujourd’hui. J’ai pu jouer sur les mêmes terrains que mes idoles, ça vient me chercher encore quand j’y pense», note celui qui a conservé une moyenne de ,264 en cinq saisons dans les ligues mineures. Il a aussi participé aux Jeux olympiques de 1988, à Séoul, avec l’équipe canadienne.

Griffin ne pouvait passer sous silence la contribution de quelques personnes l’ayant aidé dans son cheminement, comme le dépisteur Claude Pelletier, l’ancien directeur technique de Baseball Québec Albert Marier et le préparateur physique Raymond Veillette.

«J’ai été le premier athlète à ne pas faire de l’athlétisme à m’entraîner avec lui. Claude Pelletier est venu de mettre sous contrat tandis qu’Albert m’avait amené au camp de l’équipe nationale junior, ce qui a complètement changé mon parcours», reconnaissait-il.

À sa retraite, Griffin est devenu commentateur, poste qu’il occupe toujours au Réseau des sports (RDS). Il est toujours impliqué au sein de Baseball Québec et dirige les équipes de deux de ses trois fils. Le plus vieux de ses trois garçons évolue dans le midget AAA.

À 49 ans, il se permet encore de rêver. Notamment au retour des Expos de Montréal.

«J’y crois, comme plusieurs personnes. Et même si les Expos revenaient, il faudrait aussi doter la grande région de Montréal d’un stade de 3000 à 4000 spectateurs, comme à Québec, qui pourrait fort bien accueillir une équipe de la Ligue Can-Am. Ce que j’apprécie encore plus, c’est de voir que tous les efforts n’ont pas été faits en vain. Je me suis impliqué à une époque où le baseball perdait de sa popularité avec le départ des Expos, et je voir l’engouement qu’il suscite, ça me réjouit beaucoup.»

Laplante découvert

Le président des Capitales Michel Laplante était particulièrement heureux de l’intronisation de Michel Landry. Sans lui, Michel Laplante n’aurait peut-être pas fait carrière dans le baseball.

«Il était président de la fédération en Abitibi, il s’occupait de tout. C’est lui qui m’avait référé aux Bisons de St-Eustache quand j’avais 18 ans et que je ne connaissais même pas les règlements du baseball», racontait Laplante, qui est devenu le joueur, le gérant et l’administrateur que l’on connaît maintenant grâce, en partie, à ce bénévole de longue date.


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