Baseball féminin : Montréal accueille les meilleures joueuses au pays

Anne-Sohpie Lavallée
Revue de presse - Benoît Rioux, Journal de Montréal, 4 juillet 2018
 

L’entraîneur-chef de la formation du Québec Charles St-Laurent le confirme : l’excellente lanceuse Anne-Sophie Lavallée sera au cœur de l’action, ce jeudi matin, pour le premier match du Championnat national de baseball féminin 2018, qui se tient jusqu’à dimanche, au Stade Gary-Carter, à Montréal.

«Anne-Sophie, c’est notre as au monticule, a indiqué St-Laurent. En l’utilisant dès le début du tournoi, il sera possible de miser à nouveau sur elle dimanche pour la demi-finale ou la finale.»

Car l’objectif premier de l’équipe du Québec est clair en vue de cette compétition qui rassemble les meilleures joueuses de baseball au Canada : on vise une participation à la grande finale, dimanche soir, devant une foule endiablée.

«Repartir de ce Championnat avec une médaille, c’est non négociable, a-t-il formulé. Et l’objectif principal, c’est évidemment de disputer la finale pour l’or.»

Six équipes ont donc rendez-vous : le Québec, la Colombie-Britannique, l’Alberta, deux clubs de l’Ontario de même que la formation des espoirs (Prospect Team).

Dans la journée de jeudi, les Québécoises affronteront d’abord «Ontario 2» en matinée avant de se mesurer à l’autre équipe ontarienne en soirée.

«Il n’y aura pas de match facile, a prévu St-Laurent, qui en est à sa première année à la barre de l’équipe. Et selon le format en place, il n’y a que quatre clubs qui passent après le tournoi à la ronde. Idéalement, c’est certain que tu veux finir au premier rang pour rencontrer la quatrième équipe qualifiée.»

De la profondeur au monticule

Un tel tournoi demande évidemment l’utilisation de plusieurs lanceuses. À ce niveau, l’entraîneur du club québécois ne s’inquiète pas trop.

«Sur nos 15 joueuses, il y en a une douzaine qui peuvent lancer, dont sept qui, je dirais, sont plus régulières, a noté St-Laurent. On a aussi une très bonne équipe au bâton. Dans la formation, entre le troisième et le septième rang, on a énormément de puissance. On a des filles qui peuvent frapper des balles à plus de 300 pieds et au Stade Gary-Carter, étant donné que les clôtures sont assez loin, on devrait pouvoir en profiter pour obtenir de longs coups sûrs.»

Marie-France Castillo, Daphnée Gélinas et Noémie Lapointe comptent également parmi les nombreuses joueuses à surveiller avec la formation du Québec au cours du week-end. Dans l’équipe des espoirs, il sera notamment intéressant d’observer la jeune lanceuse québécoise Alexane Fournier, laquelle est âgée de seulement 15 ans.

En 2017, à Windsor, l’équipe du Québec avait remporté la médaille de bronze au Championnat national féminin. Une spectaculaire victoire de 5-4 obtenue en fin de septième manche contre la Colombie-Britannique avait alors permis à l’équipe québécoise de repartir avec un souvenir. L’Ontario, qui comptait un seul club contrairement à cette année, avait savouré l’or.