Malo prendra sa retraite après la Classique

Jonathan Malo a été reconnu pour la haute qualité de son jeu défensif tout au long de sa carrière de 12 saisons dans le baseball professionnel mineur, dont sept à Québec. (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

Revue de presse

 

Carl Tardif, Le Soleil, le 16 février 2017

 

(Québec) L'information avait filtré à la mi-janvier, voilà que la rumeur qui flottait au-dessus du Stade municipal depuis la fin de la saison se confirme officiellement. Jonathan Malo accrochera définitivement son gant au clou de la retraite après la Classique mondiale de baseball, en mars.

 

«Je pense qu'on peut l'annoncer, ça n'offusquera pas les joueurs de l'équipe canadienne de savoir que je prendrai ma retraite après le tournoi», a confié le joueur de 33 ans en marge de sa sélection au sein de la formation du Canada.

 

À la fin de sa septième saison avec les Capitales, l'avant-champ reconnu pour la haute qualité de son jeu défensif avait laissé entendre qu'il ne serait probablement pas de retour avec le club de la Ligue Can-Am. Un emploi de représentant à l'extérieur du monde du baseball l'attend après le tournoi regroupant 16 pays.

 

«J'aurais préféré me retirer après avoir gagné un championnat, mais je pense qu'il s'agira quand même d'une belle sortie», a dit Malo.

 

Le vétéran de 12 saisons dans le baseball professionnel mineur - dont sept à Québec - a avisé le gérant Patrick Scalabrini et le président Michel Laplante de sa décision. Incommodé par une blessure à l'épaule, l'an passé, il s'entraîne comme si la retraite ne pointait pas à l'horizon.

 

«Ça allait mieux en fin de saison, j'avais même pu jouer à l'arrêt-court. Je me sens encore mieux, présentement, j'ai bien pris soin de mon bras et la pause d'hiver ne peut que m'aider», a convenu celui qui a surtout joué au deuxième coussin lors des deux dernières saisons.

 

La semaine dernière, Malo a appris «en même temps que tout le monde» que le receveur Russell Martin ne participerait pas à la Classique mondiale pour une question d'assurance. Or, le joueur des Blue Jays devait évoluer à l'arrêt-court avec l'équipe canadienne. Si Martin avait pu se joindre à l'équipe, Malo aurait partagé le travail au deuxième but avec Pete Orr, un vétéran de 37 ans qui n'a pas joué depuis quelques saisons et qui est maintenant dépisteur. Lui confiera-t-on le poste d'inter?

 

«J'ignorais que Russ ne serait pas là. J'ai discuté avec Greg Hamilton [Baseball Canada] depuis, il m'a dit que ça pourrait me permettre d'augmenter mon temps de jeu. Pete Orr, Daniel Pinero et moi, on devrait se partager le travail au milieu de l'avant-champ, les décisions vont se prendre au camp. Peu importe, je me prépare en conséquence.»

 

Six Capitales

Malo doit se pointer au complexe des Blue Jays le 28 février, comme tous les joueurs dont les droits n'appartiennent pas à des équipes des ligues majeures. L'équipe canadienne sera réunie le 6 mars, la veille de deux matchs préparatoires contre les Blue Jays et les Yankees. Le tournoi à la ronde du groupe C - qui comprend le Canada, les États-Unis, la République dominicaine et la Colombie - se déroule du 9 au 13 mars au stade des Marlins, à Miami.

 

«Il nous manquera quelques très bons joueurs, comme Russ, et on n'a pas un alignement complet comme les États-Unis et la République dominicaine, mais on s'en va là-bas pour gagner», dit celui qui n'avait pas prévu recevoir une telle invitation malgré sa participation à la Classique mondiale de 2013.

 

Malo est l'un des six joueurs des Capitales à s'y retrouver, les autres étant les Cubains Yurisbel Gracial, Yordan Manduley et Roel Santos, le voltigeur néerlandais Kalian Sams et le releveur colombien Karl Triana. Deux anciens joueurs de l'équipe y seront aussi, soit les lanceurs canadiens Éric Gagné et Andrew Albers.

 

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.